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Raouf Mellal
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2026-05-11 10:11:05
# Raouf Mellal Pour les articles homonymes, voir Mellal. modifier - modifier le code - modifier Wikidata  Raouf Mellal, né le 17 novembre 1979 à Aïn Beïda ou à Guelma, est un syndicaliste et défenseur des droits humains algérien. Il a présidé la Confédération syndicale des forces productives (COSYFOP) et participé, en 2013, à la création du Syndicat national autonome des travailleurs de l'électricité et du gaz (SNATEG), actif dans le secteur énergétique en Algérie. Il est réfugié à Genève en Suisse depuis 2020. Raouf Mella naît le 17 novembre 1979[réf. souhaitée] à Aïn Beïda[réf. souhaitée], dans la wilaya d'Oum El Bouaghi, ou à Guelma[1]. Raouf Mellal intègre, en 2009, la société Sonelgaz en tant que juriste[2]. En 2013, il participe à la création du Syndicat National Autonome des Travailleurs de l'électricité et du Gaz (SNATEG), ce qui lui vaut d'être licencié par Sonelgaz[1],[2]. Il est élu président en 2016, il a dirigé en 2017[réf. nécessaire] une grève nationale au sein de l’entreprise SONELGAZ[3], à la suite de laquelle le ministère du Travail prononce la dissolution administrative du syndicat[2]. En 2018, il contribue à la réactivation de la Confédération Syndicale des Forces Productives (COSYFOP), restée inactive depuis 1994[4]. Lors du Hirak de 2019, la confédération COSYFOP a soutenu le mouvement en appelant à plusieurs grèves générales, contribuant ainsi à la dynamique de mobilisation ayant conduit à la démission du président Abdelaziz Bouteflika[5]. En 2015, il a été licencié de l’entreprise publique Sonelgaz en raison de son engagement syndical au sein du SNATEG. Ce licenciement a été documenté par le Comité de la liberté syndicale de l’Organisation internationale du Travail (OIT) dans le cadre du cas n° 3210 relatif à l’Algérie[6]. L’année suivante, il est condamné à six mois de prison à la suite de déclarations publiques dénonçant une affaire de surfacturation massive au sein de Sonelgaz[7],[8]. Il fait l’objet de 24 poursuites judiciaire pour diffamation devant le tribunal de Guelma, en lien avec la publication de communiqués syndicaux sur la situation sociale. Ce chiffre est confirmé par le gouvernement algérien dans sa réponse à une lettre d’allégation des rapporteurs spéciaux de l’ONU[9]. En 2019, il est violemment interpellé à Alger lors d’une marche pacifique, et subit des séquelles cervicales à la suite de cette arrestation[réf. souhaitée]. La même année, le tribunal d’Alger le condamne de nouveau à six mois de prison ferme pour avoir saisi l’Organisation internationale du travail (OIT)[10],[11]. Toujours en 2019, à son retour d’une participation à la Conférence internationale du Travail de l’OIT, il fut retenu et interrogé pendant plusieurs heures à l’aéroport d’Alger. Lors de cette session, il prit la parole au nom d’IndustriALL Globale Union, dans le cadre de la discussion du cas de l’Algérie devant la commission de l'application des normes[12]. En janvier 2020, il quitte le pays pour la Suisse avec le soutien de l’Union internationale des travailleurs de l'alimentation (UITA)[1],[13]. En août 2020, peu après son arrivée à Genève, il participe à l’organisation, aux côtés d’un groupe de militants, d’une « Marche pour les libertés en Algérie » entre Chambéry et Genève, destinée à interpeller les Nations unies sur les atteintes aux libertés fondamentales dans le pays[14]. En juin 2023, L'Événement syndical, publication de l’organisation syndicale suisse UNIA, consacre un article à Raouf Mellal, intitulé « Un second Hirak en perspective », dans lequel il évoque son parcours syndical, son exil en Suisse et son analyse du contexte social en Algérie[1]. Depuis Genève, il intensifie ses échanges avec l’OIT. En août 2022, le Comité de la liberté syndicale enregistre une plainte déposée contre l’Algérie[15]. Il soumet également des observations à la CEACR sur la loi 23-02, citées dans le rapport de 2025[16]. En juin 2025, le Comité de la liberté syndicale a recommandé que Mellal et d’autres syndicalistes puissent retourner en Algérie afin de reprendre leurs fonctions dans un climat exempt de pressions, de menaces ou de violences[17]. Le 12 septembre 2024, plusieurs rapporteurs spéciaux de l’ONU envoient une lettre d’allégation au gouvernement algérien (Ref. AL DZA 3/2024), citant explicitement le cas de Mellal[18]. Père de deux enfants, il est exilé en Suisse depuis 2020 à la suite de poursuites judiciaires liées à ses activités syndicales en Algérie. Depuis Genève, il poursuit son engagement en faveur de la liberté syndicale : « Genève est une ville de cœur. Alors que je me sentais un peu étranger à Alger, la diversité, la tolérance et le vivre-ensemble que l’on rencontre ici ne m’ont jamais fait ressentir cela. »[1].
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