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Cato Bontjes van Beek
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2026-08-05 22:11:05
# Cato Bontjes van Beek Pour les articles homonymes, voir Bontjes et Van Beek. modifier - modifier le code - modifier Wikidata  Cato Bontjes van Beek, née le 14 novembre 1920 à Brême, morte exécutée le 5 août 1943 à Berlin dans la prison de Plötzensee, est une résistante allemande au nazisme. Cato Bontjes van Beek est née à Brême le 14 novembre 1920. Elle passe son enfance et son adolescence dans la colonie d'artistes de Worpswede/Fischerhude près de Brême. Son père, le céramiste Jan Bontjes van Beek (de) et sa mère la danseuse et peintre Olga Breling (de), ne sont pas très riches mais vivent dans une ambiance de grande agitation intellectuelle et artistique. Elle a un frère et une sœur, Tim et Mietje Bontjes van Beek (de). La famille compte plusieurs artistes. Le peintre Heinrich Breling est son grand-père, la céramiste et sculptrice Amelie Breling (de), le peintre Otto Modersohn et la peintre Paula Modersohn-Becker ses oncle et tantes, tandis que le peintre Christian Modersohn (de) et la peintre et chanteuse Louise Modersohn-Breling (de) sont ses cousins. Les enfants Bontjes van Beek sont éduqués de façon libre en ce qui concerne la politique et la religion, ils ne sont pas baptisés. Leurs parents divorcent au début des années 1930 et Jan Bontjes van Beek s'installe alors à Berlin où il se remarie avec une designeuse d'ascendance juive. Cato Bontjes van Beek passe deux ans chez une tante à Amsterdam où elle fréquente l'école allemande. Elle en revient en 1933, l'année de l'arrivée au pouvoir de Hitler. En 1937, elle fait un séjour de six mois comme jeune fille au pair à Winchcombe dans le sud de l'Angleterre. Elle y apprend l'anglais et s'initie aux philosophies orientales,. Cato Bontjes van Beek n'intégre pas la Bund Deutscher Mädel. mais, passionnée de vol à voile, s'engage dans l'aviation nationale-socialiste pour pouvoir voler. En 1937, Cato Bontjes van Beek entre dans une école de commerce à Berlin et effectue un apprentissage de céramiste dans l'atelier de son père. Fin avril 1940, elle est enrôlée dans le Service du travail du Reich et affectée au camp de Blaustein, en Prusse-Orientale pour effectuer des travaux agricoles,. Elle est libérée prématurément en raison d'une blessure. Elle et sa sœur Mietje vivent à partir de ce moment chez leur père à Berlin,. A Berlin, elle assiste aux arrestations de voisins juifs, ce qui la pousse à l'action, notamment en faisant des collectes pour leur venir en aide,. Avec sa sœur Mietje, elle apporte également de l'aide aux travailleurs forcés ou prisonniers de guerre français et ukrainiens, échangeant des messages ou leur donnant des produits de première nécessité,,,. « Tout le monde parle – et personne n'agit » — Cato Bontjes van Beek Cato Bontjes van Beek rencontre Libertas Schulze-Boysen chez son père, en septembre 1940 ou 1941. Celle-ci est active dans un groupe berlinois de ce réseau que la Gestapo désignera sous le nom de « Orchestre rouge ». Elle décide d'associer Cato Bontjes van Beek à leurs activités,. Avec son ami, le poète Heinz Strelow (en) et tout un groupe de personnes, Cato Bontjes van Beek rédige, reproduit et distribue des tracts appelant à la à la fin de la guerre et au renversement du régime nazi,. Le 26 août 1942, le contre-espionnage allemand parvient à décrypter un message radio de Moscou, qui contient des informations importantes sur le réseau, dont des adresses. Harro et Libertas Schulze-Boysen sont arrêtés le 31 août puis quelque 130 sympathisants,. Cato Bontjes van Beek est arrêtée le 20 septembre 1942 par la Gestapo à Berlin, en même temps que son père et Heinz Strehlow,. Elle est jugée dans une parodie de procès, avec huit autres accusés devant le Reichskriegsgericht pour Aide à une entreprise de Haute trahison à partir du 15 janvier 1943. Le tribunal est placé sous la présidence d'Alexander Kraell (de) et l'accusation est menée par le juge militaire principal Manfred Roeder (en). Cato Bontjes van Beek est condamné à mort et à la privation définitive de ses droits civiques pour « complicité de haute trahison et aide à l'ennemi» le 18 janvier 1943. Les lettres écrites par Cato Bontjes van Beek entre sa condamnation et son exécution montrent que, face à la mort, elle s'est plongée dans une profonde étude de la Bible, en particulier du Nouveau Testament. « Tout m’est apparu très clair et simple durant cette période. Je constate que beaucoup a été écrit au fil des siècles, mais que peu d’écrits ont perduré, et la Bible en fait assurément partie. Je suis très heureuse de posséder le Nouveau Testament… J’ai une foi profonde, et j’ai réalisé ici que j’ai toujours été religieuse, ce qui m’a considérablement fortifiée. » Le 21 juillet 1943, Adolf Hitler rejette personnellement sa demande de grâce, ainsi que seize autres demandes. Elle est guillotinée le soir du 5 août 1943, à la prison de Plötzensee, à l'âge de 22 ans, avec quinze autres condamnés, dont Hilde Coppi, Klara Schabbel, Liane Berkowitz, Ursula Goetze, Rose Schlösinger et Oda Schottmülle, entre 5h et 5h 45,,. La veille de son exécution, elle écrit à sa mère : « Mon cœur déborde de gratitude envers toi, et je vous laisse à tous tout mon amour. […] Quel dommage de ne laisser au monde que mon souvenir. » « Je ne suis absolument pas communiste. Je ne suis pas une personne politiique ; je veux seulement être une chose : un être humain. » — Lettre à Rainer Küchenmeister Heinz Strehlow est exécuté le 13 mai 1943, Jan Bontjes van Beek est libéré après trois mois de prison. Après son exécution, le corps de Cato Bontjes van Beek est immédiatement transporté à l'Institut d'anatomie de Berlin et disséqué sur place par Hermann Stieve, directeur de l'institut. En accord avec les autorités, celui-ci fait régulièrement transporter les corps de personnes exécutées, surtout des jeunes femmes, à son institut pour ses recherches scientifiques. Les corps sont ensuite incinérés et enterrés anonymement,,. En 2016, environ 300 échantillons de tissus provenant de la succession de Hermann Stieve sont découverts. Ces échantillons sont inhumés au cimetière de Dorotheenstadt à Berlin le 13 mai 2019, lors d'une cérémonie commémorative,. Début septembre 1943, environ un mois après l'exécution de Cato Bontjes van Beek, Friedrich Frerichs, le surintendant de Lilienthal fait sonner le glas dans l'église de Fischerhude, puis annonce sa mort pendant l'office et récite une prière pour elle. Cette manifestation de solidarité envers la jeune femme lui vaut d'être arrêté par la Gestapo et emprisonné pendant quatre semaines. Le 23 octobre 1948, sa mère, Olga Bontjes van Beek rencontre des difficultés pour obtenir les différentes indemnisations auxquelles elle et sa fille ont droit et surtout pour la réhabilitation de sa fille. Elle doit mener une bataille judiciaire durant des années avant d'obtenir 11 154 DM début 1959. L'ancien procureur général, Manfred Roeder, accuse en effet Cato Bontjes van Beek, comme tous les membre de l'« Orchestre rouge », d'espionnage au profit de l'Union soviétique, sans lien avec la résistance allemande,,. En 1998, le Bundestag allemand abroge finalement toutes les condamnations pour haute trahison prononcées par le système judiciaire nazi avec la Loi allemande du 25 août 1998 sur l'annulation des jugements injustifiables du régime national-socialiste.
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