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Camrail
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2026-09-25 02:11:04
# Camrail <small>''Cameroon Railways''</small>"},"image":,"taille image":,"date de création":,"date de faillite":,"date de disparition":,"dates-clés":,"fondateur":,"prédécesseur":,"successeur":,"forme juridique":,"sigle":,"slogan":,"siège (ville)":,"siège (pays)":,"actionnaires":,"direction actuelle":,"effectifs":,"mère":,"filiales":,"sœurs":,"site web":,"action":,"fonds propres":{"wt":"{} [[Franc CFA|F.CFA]]<br />({} euros)"},"chiffre d'affaires":,"somme du bilan (banques)":,"résultat net":,"localisation":,"longueur":,"électrifiés":,"écartement":{"wt":"[[Voie métrique|métrique]] ({})"},"voyageurs":,"fret":,"plan":,"taille plan":,"légende plan":},"i":0}}]}'> Camrail ou Cameroon Railways est l'entreprise concessionaire du réseau ferroviaire du Cameroun, depuis le 1er avril 1999, dans le cadre d'un contrat de concession signé avec l’État du Cameroun. Son actionnaire de référence est la filiale du groupe MSC : Africa Global Logistics, nouveau nom de Bolloré Africa Logistics, depuis le 30 mars 2023. À l’accession du Cameroun à l’indépendance le 1er janvier 1960, le nouvel État camerounais avait hérité d’un réseau de chemin de fer à voie unique, avec écartement métrique, de 517 kilomètres, aux courbes serrées et au profil peu facile. Ces 517 kilomètres avaient été réalisés, pour une partie par la France et pour l’autre, par l’Allemagne : La Régie nationale des chemins de fer du Cameroun, en abrégé « Regifercam », est créée par l'arrêté du 17 juillet 1947 et exploite le réseau jusqu’à sa privatisation en mars 1999. Le 14 août 1956 une entente sur un contrat de concession de la structure de chemin de fer aurait été signé. Ce qui confère, une privatisation automatique de la Régie nationale des chemins de fer du cameroun. À l'indépendance en 1960 et 1963, le réseau routier est très limité : le développement de l’État se fait par le chemin de fer. L'Office du Chemin de Fer Transcamerounais est chargé de conduire d'importants travaux de construction et de rénovation, les trains restant exploités par la Regifercam. Le réseau se développe jusqu'à la région de l'Adamaoua (la construction de la ligne Yaoundé-Ngaoundéré a lieu entre 1964 et 1974), puis à l'ouest lors de l'Unification (ligne de Mbanga à Kumba). À l'occasion de la pose du premier rail de cette dernière le 28 mars 1964, la République fédérale du Cameroun émet deux timbres. L'un représente la stèle commémorative, l'autre une locomotive. La Regifercam est inscrite en 1996 dans processus de privatisation par l’État camerounais, alors qu'elle présentait un déficit moyen annuel d'exploitation de l'ordre de 4 milliards de francs CFA par an entre 1994 et 1999. La liquidation de la Regifercam est chargée, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur, de la réalisation de l’actif et de l’apurement du passif, dont les éléments respectifs ne sont pas repris pour le compte du Concessionnaire, au titre de la Convention de concession de l’activité ferroviaire au Cameroun signée le 19 janvier 1999 entre la République du Cameroun et la société Camrail. Il s’agissait pour l’État de réduire sa charge financière liée au transport ferroviaire, inverser les flux (entre l’État et le concessionnaire) et d'améliorer durablement l'efficacité du secteur des transports ferroviaires (augmentation de l'offre de transport ferroviaire et de la productivité du personnel). La Regifercam est dissoute par le décret présidentiel du 19 mars 1999. La convention de concession a été signée le 19 janvier 1999, pour une durée de 30 années. La reprise de l'activité ferroviaire est effective depuis le 1er avril 1999. Cette convention concède à Camrail : La convention de concession a connu un premier avenant en 2005. Puis complétée par l'avenant no 2 signé le 4 novembre 2008, qui consacre des investissements destinés à l'acquisition du matériel roulant et à la modernisation des infrastructures et le matériel roulant. Cet avenant prévoit sur la période 2009-2020, des investissements de l'ordre de 230 milliards de francs CFA dont 158 milliards à la charge du concessionnaire. À ce titre, deux locomotives neuves de type CC 3300 ont été mises en service le 20 avril 2010 et six nouvelles locomotives CC 2500 ont été réceptionnées en 2012. En 2015, le concessionnaire a acquis neuf nouvelles locomotives de type CC 3300 fabriquées par la société Sud-Africaine Grindrod. Chacune de ces locomotives dotées d'une puissance de 3 000 chevaux, offre la possibilité de tracter en moyenne 1 500 tonnes de marchandises. Côté matériel remorqué, 50 wagons plats ont été réceptionnés en 2013 ; 25 wagons citernes, et 40 voitures voyageurs livrées. Camrail a également mis en service le train direct InterCity entre Douala et Yaoundé. L'entretien de la voie ferrée, propriété de l’État, était confié à la Sitrafer de 2001 à 2010. Plusieurs problèmes à la Sitrafer (non-paiement des employés) ont amené la Camrail à favoriser l'ouverture à la concurrence. L'entretien des voies est aujourd'hui assuré par quatre entreprises sous-traitantes de Camrail : SCIN, Socarrema, NASMO et Sitrafer. Dans le cadre du matériel de maintenance, Camrail a acquis et mis en service un autorail de contrôle de la voie le 3 décembre 2014. Cet engin de dernière génération d’une valeur de 2,3 milliards Fcfa permet de diagnostiquer la voie afin de déterminer avec précision les anomalies de la voie et fournir des résultats en temps réel. Camrail poursuit aussi les travaux de réhabilitation de 175 km de voies entre Batchenga et Ka'a[réf. nécessaire] Camrail a également procédé à la rénovation de ses ateliers notamment, l’atelier Essieu avec l’acquisition entre autres d’une grenailleuse, des postes de magnétoscopie et d’une machine DALIC pour la métallisation des fusées d'essieux. En janvier 2022, est annoncé que l'armateur MSC allait reprendre la société Bolloré Africa logistics, gestionnaire du Sitarail, du Camrail et du Benirail. Camrail gère un réseau à voie unique d’environ 1 000 km, à écartement métrique. 38 gares sont présentes sur le réseau qui compte 658 ouvrages d’art, 2 194 ouvrages hydrauliques, 35 ponts métalliques, 3 viaducs et 4 tunnels. Les lignes Otélé - Mbalmayo et Mbanga - Nkongsamba étaient autrefois exploitées et ont disparu lors de la privatisation. Un projet de ligne vers le Tchad est parfois évoqué. Le transport de passagers est assuré sur trois liaisons : Camrail transporte en moyenne 1,7 million de tonnes de marchandises par an. Camrail dispose de deux terminaux à Bélabo et Ngaoundéré, qui permettent de desservir sur le plan national et sous régional (Tchad, République centrafricaine et Congo). La sûreté des passagers et des marchandises est assurée par[réf. nécessaire] : La sécurité incendie est animée en interne par des agents Camrail formés selon normes en vigueur. Elle est structurée autour des dispositifs de : La sécurité de l’environnement des emprises ferroviaires, se décline à travers plusieurs actions[réf. nécessaire] : Partenariat avec l’Organisation Non Gouvernementale CARFAD d’appui technique en vue de l’éradication du transport par train des produits fauniques Le 22 octobre 2012, le train de voyageurs à destination de Yaoundé déraille la nuit entre Bitom et Pangar. L'accident fait 28 blessés. À la suite de plusieurs accidents mortels en 2019, une opération de sensibilisation à la sécurité aux passages à niveau est organisée en 2020. Le 21 octobre 2016 à 13 h 30, près de la gare d'Éséka sur la ligne de Douala à Yaoundé au Cameroun, un déraillement du train 152 de fabrication chinoise occasionne le décès de 79 personnes et des blessures à 551 personnes. La cause est l'effondrement d'une buse, et le bilan est dû à la surcharge du train, seul moyen de transport à ce moment-là du fait de la coupure de la route nationale 3,. À la suite de l'accident, l'InterCity ne circule plus. Les voitures chinoises ont été écartés par le gouvernement camerounais. Pour compenser ces matériels déclarés inaptes, l'achat de cinq autorails Stadler et de vingt-cinq voitures voyageurs (construites par CIM-SSRT) est en négociation. Les autorails pourraient relier Douala à Yaoundé en deux heures une fois la voie modernisée, en remplacement de l'InterCity. Neuf locomotives ont été commandées auprès de General Electric (4 locomotives pour trains de voyageurs par l'État et 5 pour les marchandises par Camrail) et sont, en mai 2018, non livrées car en attente de paiement. Pour augmenter sa productivité, Camrail s’est lancée dans un vaste programme d’acquisition de nouveaux équipements techniques: Camrail a également engagé la modernisation de son système d’information avec la mise en place de : Le salaire mensuel moyen d’un agent Camrail a doublé en 10 ans, passant de 245 000 Francs CFA à 410 000 Francs CFA[réf. nécessaire]. En outre, Camrail : Un dialogue agissant entre la Direction Générale et le personnel a été institué. Des commissions paritaires se tiennent deux fois par an entre les représentants du personnel et la Direction générale.[réf. nécessaire] La Sitrafer, chargée par Camrail de l’entretien des voies, fait plusieurs fois grève entre 2012 et 2014 en bloquant les voies. Les grévistes dénoncent leurs conditions de travail et de rémunération. À la suite de cela, Camrail ne renouvelle pas le contrat de maintenance avec la Sitrafer et ouvre la voie à la concurrence. Quatre entreprises font ainsi leur entrée dans ce secteur : SCIN, Socarrema, NASMO et Sitrafer. Classé dans le « top 5 » des entreprises sociales du Cameroun d'après un classement de l'association sur les maladies tropicales (Ascomt), Camrail fait partie des entreprises socialement responsables[réf. nécessaire]. Elle s'est distinguée par des actions telles que : Évaluation environnementale de la mise en concession des chemins de fer du Cameroun », Rapport Final, novembre 1998 (lire en ligne) Sur les autres projets Wikimedia :
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